J’ai croisé des regards, des sourires et des cœurs
J’ai enlacé des corps et goûté des esprits
J’ai connu des soirées et des matins ailleurs
Les dialogues de jour, les voyages de nuit
J’ai annoncé des fins avec quelque douceur
Essuyé des tempêtes ou accepté des vents
Écarté l’insistance sans mauvaise humeur
Mais jamais évité de parler clair et franc
Cependant le silence engendre le silence
A qui les mots ne manquent, il suffirait de dire
L’envie qui s’évapore, l’ennui ou la distance
Léger sans être tiède ni essayer de fuir

