Cellar

(17)

Comme un Pierrot blessé, fatigué de jouer,
Envie d’ôter le masque ironique et joyeux, 
Laisser enfin couler l’eau qui brûle mes yeux
Depuis bien trop longtemps pour, enfin purifiée,

Troquer le rôle passif d’aimable spectatrice
Malheureuse en secret, pour celui de l’actrice
Monter enfin sur scène plutôt que d’observer
Vivre, aimer, désirer, ne plus jamais pleurer

Ou du moins jamais seule, jamais désespérée
Trouver enfin des bras qui sachent consoler
Abandonner une vie par procuration
Enterrer le passé, se tourner vers l’action

Émerger de son trou, sortir, se révolter
Quitter cette fierté et ce farouche orgueil
Et transformer en femme un sauvage chevreuil
Qui fuyait ses amis de peur de se donner

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