Crépuscule

imageUne ombre se détache sur le sable blond
Doucement éclairée par le soleil couchant
Sans un souffle, immobile, telle un soldat de plomb,
Seule face à la mer, ses longs cheveux au vent

Elle contemple l’onde frémissant d’écume
Le regard suspendu par-delà l’horizon
Et ses pensées s’envolent, légères comme plumes
Elle se laisse aller au vertige des sons

Grisée par le concert de l’ombre et des lueurs.
L’azur s’embrase en aquarelle éblouissante
Soudain illuminée d’éclatantes couleurs
Camaïeu, symphonie de teintes flamboyantes

De topaze et cobalt, améthyste et rubis.
Noyée dans un tableau rayonnant et vermeil,
La silhouette est pâle, envoûtée, étourdie
Elle se fond dans ce spectacle sans pareil

Submergée par le chœur des vagues et des sirènes
Envahie par le chant que pleure l’océan,
Enivrée, de la mer et du ciel elle est reine.
Puis tendrement l’effleure la caresse du vent

L’étreinte de la brise la fait onduler
Alors elle s’élance, ardente de folie
Gracieuse et légère, sauvage et passionnée
Et la nuit l’enveloppe, et le ciel s’assombrit

A l’unisson, le jour et le monde s’écroulent.
Au cœur du crépuscule, enflammée par la fièvre,
Elle fuit dans les ténèbres, et une larme coule,
Perle rare qui s’évanouit sur ses lèvres.

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